Projections, carte blanche, rencontres sont toujours en cours avec les RFC sans oublier les ateliers et échanges qui constituent également le noyau de ce festival. C’est dans ce cadre que nous avons interviewé deux invités ayant travaillé depuis un certain temps avec les RFC.

Raymond Rajaonarivelo parrain à vie des Rencontres du Film Court, est certainement un des réalisateurs qui s’est fait le plus remarquer en tant qu’auteur malagasy et qui a le plus permis de mettre en avant la culture de l’identité de l’île.

La Gazette de la Grande Ile : Bonjour Raymond, entrons dans le vif du sujet. Quels films avez-vous réalisés ?
Raymond Rajaonarivelo : Bonjour, Tabataba et Quand les étoiles rencontrent la mer ; respectivement présentés au Festival de Cannes en 1988 et en 1996.

LGDI : C’est quoi être un parrain à vie ?
R.R. : c’est aimer le cinéma malagasy et prendre soin des réalisateurs malagasy.

LGDI :Quelles sont les raisons pour lesquelles vous participez aux RFC ?
R.R. : Pour l’amour du cinéma malagasy, je veux apporter ma pierre à l’édifice. RFC est une opportunité pour faire évoluer le secteur et contribuer à l’élaboration du monde cinématographique à Madagascar.

LGDI : Quel genre d’atelier dirigez-vous ?
R.R. : Je dirige un atelier de montage dans le sens philosophique et métaphysique et non dans le sens technique. Le but est de transmettre des connaissances et des savoirs dans le domaine ; pourquoi il est important de mettre deux plans ensemble ? Un montage c’est faire vivre les images, monter une histoire, c’est aussi l’agencement des séquences, … .

LGDI : Selon vous, le cinéma malagasy a-t-il un avenir ?
R.R. : Oui, ça commence par les RFC car c’est une porte grande ouverte pour les participants et les réalisateurs.

LGDI : Enfin, y a-t-il une relève sur qui on peut compter actuellement ?
R.R. : Bien sûr, ce n’est pas spécifiquement un individu mais ce sont tous les réalisateurs que nous voyons aux RFC.

Thomas Lesourd est un réalisateur passionné d’arts visuels, de culture populaire, de récits fantastiques et de science-fiction. C’est aussi un membre du jury catégorie fiction durant la compétition des RFC.

La Gazette de la Grande Ile : Bonjour Thomas, pouvez-vous nous donner quelques exemples de films que tout le monde pourrait connaître dans ces catégories ?
Thomas Lesourd : Bonjour. Oui, Star wars, Seigneurs des anneaux, … .

LGDI : Quelles sont vos réalisations ?
T.L. : Actuellement, je suis sur un long métrage Double Rainbow Infinite. Dans les dix ans à venir, je projette 7 longs métrages et beaucoup de courts métrages.

LGDI : Vous faites partie de l’aventure depuis quelle édition ?
T.L. : Depuis 2010, donc ça va faire 6ans.

LGDI : Pourquoi RFC ? Pourquoi Madagascar ?
Thomas Lesourd : Le directeur du Festival Off-Courts m’a envoyé ici car ce dernier travail depuis un bout de temps avec les RFC. Et je m’y fais beaucoup plaisir.

LGDI : Le Kino c’est quoi au juste ?
T.L. : Au départ, en 1999, c’était produire un film par mois jusqu’en 2000. Puis, c’est devenu : produire le plus de films possibles en 72h top chrono avec peu de moyens. Très vite le concept connaît un succès retentissant, et est largement responsable de la multiplication des cellules Kino à travers le monde jusqu’à Madagascar. C’est aussi caractérisé par l’entraide des intéressés.

LGDI : Concernant le Ti’Kino Gasy, combien y a-t-il de participants ?
T.L. : A peu près 150 jeunes y participent, avec ceux des provinces.

LGDI : Pour terminer, les jeunes malgaches sont-ils intéressés par le cinéma ? Le Kino ?
T.L. : Oui, la preuve une centaine de participants sont inscrits. Aussi, cette année nous allons ne faire que du documentaire. Les jeunes apprennent plus à se prendre en main car je suis présent pour les guider, les assister et faire de l’apprentissage de terrain.

Minoo M.

VIMA, partenaire des jeunes rêveurs

Vision Madagascar soutient le festival Rencontre du Film Court et le Fonds Serasary depuis maintenant 5 ans. « Créer un nouveau Madagascar », tel est le slogan de VIMA qui inspire non seulement le groupe mais également ses partenaires à voir toujours plus loin et au-delà des obstacles à travers ses activités liées au développement de Madagascar. C’est d’ailleurs dans cette optique que le groupe soutient ces jeunes réalisateurs et ces jeunes visionnaires en leur donnant des opportunités à travers le 7ème Art. « Garder le rêve intact », c’est à travers cette phrase de Zouzar Bouka, fondateur de Vision Madagascar que les activités de VIMA et de ses partenaires se dressent afin d’offrir aux jeunes malgaches des opportunités pour réaliser leurs rêves. Fondé en 2000, VIMA a actuellement des partenaires comme ASO (promoteur sportif), Regus (centre d’affaires), World Trade Center, Symbion Power et Teleperformance (leader mondial de la relation client à distance) qui lui apporte une dimension réellement internationale. Vision Madagascar sera toujours là pour soutenir le fonds Serasary dans cette noble mission.

Berado

Source : Lagazette-dgi.com du 22/04/206