Les enquêtes sur la maladie de points blancs suivent leur cours. Il s'agit de justifier auprès de l'Organi­sation internationale de la santé animale que la maladie n'a touché qu'une ferme d'élevage et que l'ensemble du pays n'en est pas concerné. Cette justification s'avère donc nécessaire, alors que les autorités responsables, entre autres, l'Autorité sanitaire halieutique (ASH), sont à court de financement. « Chaque année, nous avons un budget destiné au financement du suivi des maladies. Une grande partie a été mobilisée pour le compte de la maladie de White spot, dans le cadre d'une situation d'urgence. Il nous reste très peu de moyens financiers alors que nous devrons poursuivre les enquêtes épidémiologiques pour démontrer que les autres fermes sont indemnes », explique le docteur Luc Ralaimarindaza, directeur exécutif de l'ASH. « Dans la déclaration de l'existence de la maladie, elle touchait l'ensemble du pays. Nous lançons ainsi une requête de financement afin de pouvoir réaliser ces enquêtes », continue ce responsable lors d'un entretien. Des actions ont été lancées. Selon des informations émanant du secrétariat général du ministère de la Pêche et des ressources halieutiques, le ministère, le groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes de Madagascar et l'ASH ont conjugué leurs efforts pour la réalisation des échantillonnages de crevettes.

Exportations possibles

Il s'agit d'effectuer des contrôles réguliers dans le cadre d'un système de veille. La circulation des crevettes dans le pays, notamment ceux qui proviennent de la région du Menabe concernée, est sous surveillance afin d'éviter une contamination de la maladie virale. Pour le moment, aucun nouveau cas n'a été déclaré. « L'exportation de crevettes à partir d'un pays touché par le White spot n'est pas totalement interdite. Le règlement de l'Union européenne stipule que si les produits sont touchés par le virus, il est nécessaire de les faire passer par unité de transformation, un établissement de cuisson agréé», note Henri Randrianasolon­janahary, secrétaire général du ministère de la Pêche.

(Source : L'Express de Madagascar du 13/07/2012)