Il a vu le jour après deux ans d’études et d’élaborations effectuées par deux officiers de l’Armée marine malgache. Le texte met l’accent sur la collaboration entre les départements de la marine et de la pêche dans la protection de la zone économique exclusive maritime malgache qui s’étend sur plus d’1 million de km2. Cette protection sera assurée du point de vue stratégique et militaire par les éléments de Corps de l’armée marine affectés aux trois bateaux patrouilleurs de la Surveillance des pêches à Mahajanga, en l’occurrence le Telonify le plus petit, le Tendromaso, un bateau asiatique réaménagé à cet effet, et l’Atsantsa le plus grand et possédant les équipements les plus modernes. Par ailleurs, les éléments de la Surveillance de pêche s’occuperont du domaine technique de la pêche sur mer. Au-delà de la zone économique exclusive, les zones d’intervention de ces trois bateaux s’étendent jusque dans les 4 millions de km2 de mer, dans le cadre de la compétence de Madagascar en matière de sauvetage, selon les explication du Commandant de bord de l’Atsantsa, un officier de Marine. « Avec la prolifération des actes de piraterie sur mer, cette protection est plus que nécessaire bien que les matériels soient encore insuffisants », a souligné le général de Corps d’armée Lucien Rakotoarimasy. Les moyens matériels et financiers devront être renforcés car surveiller des millions de kilomètres d’étendue marine avec trois bateaux n’est pas du tout évident pour protéger les ressources halieutiques de la Grande Ile. Récemment, l’Atsantsa avait arrêté un bateau de pêche étranger qui avait pêché illicitement et illégalement 33 tonnes de requins, dans les eaux territoriales malgaches, des poissons autorisés dans sa licence de pêche cependant.

Plantation d’arbres fruitiers

L’association des femmes paysannes Narindra dans le Fokontany d’Amborondolo, Commune rurale d’Ambondromamy, District d’Ambato Boeny, a planté des arbres fruitiers. 13 femmes n’ont pas manqué au devoir envers la protection de l’environnement. Elles ont planté 500 pieds de papayers, de manguiers et d’orangers sur une superficie de 4 ha. Les pépinières et les engrais ainsi que l’encadrement technique ont été fournis par le Projet de soutien au développement rural de Boeny, une activité qui figure parmi ses programmes de développement. Ambondromamy est à la fois le carrefour du Nord et du Nord ouest de l’Ile et le portail vers la Capitale. C’est également un endroit où se tient un marché permanent de jour et de nuit sur les 365 jours de l’année. Un marché où rares sont les voyageurs non tentés par les « voandàlana » étalés dans les pavillons implantés le long des deux côtés de cet axe des Rn4 et Rn6. Les fruits trouveront des preneurs et les récoltes se feront tout près. Selon le chef de la Région Boeny, si chaque association de chaque Commune de la Région se procure de quelques hectares de terrain disponibles pour entreprendre une telle activité, jamais la population de Boeny ne se plaindra d’insuffisance alimentaire. Par ailleurs, un élevage porcin de dimension professionnelle est en cours d’installation dans une parcelle de terrain de 4 ha de reboisement, encore une autre activité entreprise par cette même association de femmes paysannes et que le Psdr de Boeny soutient pour promouvoir le développement rural.

(Source : La Vérité du 19/03/2012)