« Il reste la 3è phase qui reste à rendre hermétique le palais, vu les aléas climatiques, avec le vent, le soleil, et la pluie. Ensuite, la dernière étape consiste à réinstaurer l'esprit des lieux », avance Mireille Rakotomalala sans fixer de date. Parmi les dossiers qui attendent la nouvelle présidente du CNP figure la question de l'apport de l'Unesco dans la réhabilitation du palais de la Reine. Il a été suspendu. L'ancien président, Meja­mirado Razafimihary, relativise. « Nous avons besoin de l'Unesco dans tous les domaines, pas seulement sur le plan financier. Il y a aussi les expertises et les apports de spécialistes », précise-t-il. Apparemment, le CNP ouvre encore ses portes, car l'une des membres du comité n'est autre que Meltine Rasolo­nomenjanahary, représentant l'Unesco. Sans avoir le beurre, au moins obtenir l'argent du beurre.

Ossature intacte

« Il ne faut pas oublier que l'Unesco a exigé dans tous les pays membres l'instauration d'un comité national du patrimoine, pas seulement à Madagascar », renchérit la nouvelle présidente. Pour autant, si la tête du train a changé, l'ossature de l'équipe reste la même mises à part les présences de Solofo Rasoarahona au titre du ministère des Finances et du budget, et de Liva Raharison du ministère de l'Aména­gement du territoire, pour ne citer qu'eux. Mais les doutes persistent quant à la stature du CNP. À la question si le comité ne se trouve pas trop focalisé sur la réhabilitation du Rova de Manjakamiadana, Mireille Rakotomalala répond qu’ « Il faut souligner que le CNP n'est pas une entité indépendante. Nous devons travailler avec les autres institutions ». Sur une éventualité de récupérer les patrimoines malgaches détenus à l'étranger, elle a expliqué que cela est du ressort du ministère de la Culture et du patrimoine.

(Source : L'Express deMadagascr du 28/01/2012)